Alexis CIESLA

Présentation de l'artiste

Comment t’appelles-tu ? As-tu un nom d’artiste ?

Bonjour, je m’appelle Alexis. Mon nom c’est CIESLA, mes origines se trouvent en France mais également en Pologne.

 

Que fais-tu ?

Je suis musicien. Musicien, ça peut vouloir dire pas mal de choses… Je suis ainsi clarinettiste, c’est-à-dire que je donne des concerts avec cet instrument (que j’adore), je l’enseigne également dans un conservatoire (Celui de Saint-Priest (Rhône)). Et depuis plusieurs années je compose aussi de la musique, pour la clarinette…mais pas que !

 

Où as-tu grandi ?

J’ai grandi dans l’Isère, en France, en pleine campagne.

 

Comment ?

J’ai fait les quatre cent coups avec mon petit frère…entre autre, on adorait grimper dans les arbres. Ma petite sœur était un peu plus calme. On a tous attrapé le virus de la musique (Il faut dire qu’en campagne, la seule pratique artistique possible était celle-là). Mon frère s’est orienté vers la nature et les arbres, mais ma sœur et moi sommes devenus musiciens professionnels. Nous sommes issus d’une famille où l’art était très présent. Mon papa est un artiste plasticien touche-à-tout : sculpture, tapisserie, dessin, peinture, terre…Ma maman est « sa muse », sans elle, il ne serait pas grand-chose.

L'art et les enfants

Étais-tu déjà « artiste » quand tu étais petit ?

Enfant, j’adorais dessiner (plutôt bien je crois). Et j’ai toujours aimé ça. Mais j’ai commencé la musique vers 10 ans et cette passion a un peu effacé la précédente. La musique me plaisait, j’aimais en jouer, en écouter et je voyais dans le regard des autres quelque chose qui me donnait aussi du plaisir. Aujourd’hui, je continue à dessiner, mais plus épisodiquement.

 

As-tu ou travailles-tu avec des enfants ? Qu’ont-ils de particulier ?

J’ai trois grands enfants. Mes deux garçons sont devenus musiciens. Ma fille a opté pour le plus beau métier qui soit, en tous cas celui qui a le plus de sens dans ce monde, celui de professeur des écoles. Je suis tellement heureux d’avoir réussi à leur transmettre sans les abîmer (je crois) mes deux passions que sont la musique et l’enseignement.
Depuis 30 ans, j’enseigne la musique. J’adore le contact et le partage avec les enfants, quel que soit leur âge : 7, 10, 15, 20, 30 ou 50 ans ! Plus ils sont jeunes et plus ils sont exceptionnels. Une élève me disait cette semaine, après avoir beaucoup travaillé un morceau : « Celui-là, il m’a donné du fer à repasser ! » Génial comme remarque non ?

 

Picasso disaient d’eux : « Quand j’avais leur âge, je dessinais comme Raphael, mais il m’a fallu ma vie pour dessiner comme eux ». Qu’en penses-tu ?

Les enfants ont effectivement cette spontanéité, cette insouciance, ce besoin de chercher, d’expérimenter, ce besoin de créer, tellement spontané, sans peur du jugement ni de l’erreur. C’est magnifique.

 

Chez TOUT COMME des grands, nous aimons laisser aux enfants la liberté de se réapproprier nos ateliers. Nous proposons une thématique mais chacun fait comme il veut. As-tu des recommandations à nous donner ?

A nous adultes de faire en sorte que l’envie de créer des enfants reste en eux le plus longtemps possible, voire pour toujours. En tant qu’adultes, parents, enseignants, nous souhaitons les aider, les guider, les former. Mais par ce biais, on ligote parfois un peu en eux cette soif de tout oser. Une remarque où l’on oublie de valoriser l’enfant et il se referme, par peur de se tromper. Alors gardons leurs yeux, leur cœur et surtout leur esprit bien ouverts.

Les dernières questions

As-tu un conseil pour les parents d’artistes en herbe ?

Toujours bien penser qu’un enfant est unique, que son univers artistique l’est aussi et que c’est en le laissant creuser son propre sillon qu’il trouvera sa voie, et qu’elle sera alors en complète harmonie avec ce qu’il est. La clef, c’est de ne pas l’orienter, de le laisser choisir de lui-même ce qu’il veut, ce qu’il aime. C’est en se démarquant par sa singularité qu’il existera et explosera pleinement.

 

Ton objectif en 2020 ?

Je n’ai qu’une hâte, celle de pouvoir vivre à nouveau pleinement mes passions : créer et voir mes créations se réaliser quand elles sont destinées à d’autres que moi, aller au cinéma, au concert, au théâtre, au restaurant, vivre, continuer à composer et espérer que mes élèves vont pouvoir au plus vite rejouer ensemble et faire des concerts.

 

Classique ou contemporain ?

Les deux, absolument.

 

Ville ou campagne ? 

La ville pour la culture, la campagne pour la nature.

 

Blanche ou noire ?

Les deux, et au milieu, tout l’arc-en-ciel qui va avec.

 

On invite quel artiste au prochain live ?

Sigrid Baffert, merveilleuse autrice avec qui j’ai co-créé à maintes reprises. Elle est géniale. Et merci à Jocelyn Aubrun et Laurence Cathala de m’avoir « filé le témoin » et de m’avoir permis de vous rencontrer.

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